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215. La Foi, un Souverain Bien, non un Bien du Souverain
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Ce qui est en cause dans la manipulation de la foi au Bénin par les hommes politiques, c’est le côté puant et mesquin de cette foi refermée sur elle-même. Le fait qu’un club de libidineux affairistes prennent leurs vessies émotionnelles pour la lumière du monde avec laquelle ils éblouissent les pauvres âmes ; le fait que de vulgaires mortels se fassent passer pour Dieu ou son envoyé sur terre et profitent de cette usurpation frauduleuse d’identité pour imposer leur délire à tous, exercer du pouvoir sur leur semblable, et abuser du bien commun. La foi, la vraie foi est une chose plus ouverte, plus aérée, plus tolérante, plus libre, plus libérée, plus altruiste, moins égoïste, moins égocentriste. La foi n’est pas le bonheur ou le bon plaisir de deux ou trois illuminés mais l’espérance lumineuse du genre humain. La foi n’est pas le moyen de contrôler une société, elle n’a d’autre but qu’elle-même. La foi, la vraie foi n’est pas le bien d’un homme ou de quelques-uns : la foi est un Souverain Bien, et non un Bien du Souverain |
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214. La Dialectique du Vivant Celui qui est vivant dont la vie passe nécessairement par ses manifestations, dérisoires dans l’absolu, et celui qui est mort dont la mort passe nécessairement par ses manifestations là aussi dérisoires dans l’absolu, quelque part se rejoignent : Nous participons de la mort de notre vivant, et du vivant à notre mort |
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.Lire l'Intégrale des Pensées de Blaise P.
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| Bénin : Comment le Parti-pris Propagandiste du Pouvoir Appauvrit l’Esprit et Annihile la Liberté de Presse
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Depuis 2006 en effet, nous avons un président qui use et abuse de la « communication ».La communication est l’Alpha et l’Omega de toutes les actions et pratiques politiques de ces sept dernières années. Tout y passe :grandes affiches aux grands carrefours avec effigie grandeur nature du président, spots publicitaires sur les télés et les radios, bandes défilantes pour préparer l’opinion à avaler la pilule amère des décisions impopulaires (limogeages de ministres ou de Dg ,le fameux K.O. aussi etc…). Meetings de sensibilisation. Messes et autres prières dans les églises et mosquées). La communication du président Yayi, par son côté tapageur et envahissant, étouffe la profession et inhibe dangereusement ses acteurs. Il y a eu l’épisode des contrats occultes signés avec les médias au début du premier quinquennat puis celle plus sournoise des articles préfabriqués venus tout droit, d’après les indiscrétions, des services de renseignements, comme ce prétendu gouvernement formé par les deux seuls putschistes interpelés dans cette histoire farfelue de coup d’état : un expert comptable sans histoire qui a le malheur de sortir d’une famille honnie et un commandant de gendarmerie sans troupe. Les montants de ses contrats secrets jamais démentis variaient selon qu’il s’agissait des médias audio-visuels fortement prisés et courtisés par le pouvoir ou de la presse écrite reléguée au second plan depuis 2006 par les agents communicateurs du palais de la Marina. Ces contrats ont été dûment dénoncés en leur temps. Mais les séides et autres thuriféraires du régime avaient la parade : il s’agit de donner de la visibilité à l’action gouvernementale. Le résultat est effarant : la création des titres aussi pauvres les uns que les autres a été multipliée par trois ou quatre depuis la fin de l’ère Kérékou II. Conséquence : des gens ont créé les journaux pour avoir… les contrats. Ainsi, quand une information est publiée dans tel ou tel quotidien, au lieu de l’amplifier par des enquêtes complémentaires comme cela se passe ailleurs ,on prend contact avec la personne incriminée pour arranger son image. Ainsi, on ne s’embarrasse plus d’envoyer des droits de réponse ou des démentis. On utilise allègrement, au nez et à la barbe des institutions gardiennes de la déontologie, le quotidien concurrent pour dire le contraire le lendemain ou parfois le même jour, selon la vigilance des services secrets très actifs dans la profession. Puis ,on paie la revue de presse pour diffusion. Les journaux servent de relais à des informations normalement frappées par le secret de l’instruction, sans que cela n’interpelle personne. La plupart des médias audio- visuels seuls invités avec le quotidien de service public, la Nation dans le saint des saints du palais de la Marina entonnent tous des refrains à la gloire de l’homme providentiel de 2006 qui a osé dire, pince-sans-rire , dans un passé encore récent qu’« après Dieu c’est moi ». Sur la télévision de service public, et même dans le quotidien officiel, toutes les émissions de débats contradictoires et des rubriques à polémiques ont été tour à tour supprimées et les animateurs renvoyés à des tâches de simples conteurs de « hauts faits » du président « refondateur ».Des journalistes vedettes de la télévision nationale sont en même temps des attachés de presse ou des chefs de service communication de la présidence ou des ministères. On se croirait à l’époque révolue et honnie du PRPB de sinistre mémoire. |
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Mon Cher Pancrace,
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| News of Chinua Achebe’s passing struck me with a deep sadness; a sense that an era of Nigerian history is closing and that the guiding lights in the night sky of our national odyssey are dimming. The imagery is of a boat being set adrift from its trusty anchors. Achebe was one of those anchors. Achebe did not stumble upon his craft by accident. He was initially admitted into the University of Ibadan on a scholarship to read medicine before electing to study English Literature, History and Religion instead. His decision cost him the scholarship but gained him his true vocation. He once declared that his calling as a novelist was “to help my society regain belief in itself and put away the complexes of the years of denigration and self-abasement.” Interestingly, the author most acclaimed as his natural successor, Chimamanda Ngozi Adichie, trod a similar path, leaving the University of Nigeria, Nsukka after a year and a half of studying medicine, to pursue her calling in writing. Finding one’s true place in the world often requires us to sacrifice the certainty of the popular paths to prestige and worldly wealth. Christopher Okigbo the poet, Wole Soyinka the dramatist and Chinua Achebe the novelist constituted the literary trinity of their generation, all maestros in their chosen domains of artistic expression. Their travails at the hands of the state typified the perpetual battle between the realm of power and that of ideas. Okigbo took up arms for Biafra and was killed during the civil war, a death which deeply wounded Achebe. Soyinka, who had embarked upon a personal peace mission to the separatist regime in Biafra in 1967 in a bid to avert the war, was arrested by the Gowon regime and spent most of the war period in jail. In later years, he would flee into exile to escape the death squads of the Abacha junta. Achebe narrowly escaped assassination in the 1960s by forces who believed that his novel A Man of the People, which predicted the overthrow of the First Republic, indicated his complicity in treasonable activities. He was a Biafran functionary during the war. In 1990, a car accident in Lagos left him paralyzed from the waist down. Subsequently, he relocated to the United States where he held a teaching appointment until his passing last week. Oddly enough, my first encounter of Achebe was not Things Fall Apart, the iconic novel and his best known work which earned him international repute and has been translated into dozens of languages. It was The Trouble with Nigeria, a stirring 1983 polemic brimming with righteous indignation at what his country had become. It was a searing indictment of his generation and his forebears and, as a work of social criticism, is startlingly relevant to our current struggles even though it was written thirty years ago. “We have lost the twentieth century,” he fumed; “Are we bent on seeing that our children also lose the twenty-first?” Soyinka would echo Achebe’s words in a 1984 essay in which he famously described his generation as a “wasted generation.” |
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Dans l'état actuel de la situation politique de l'Afrique--l'Afrique anglophone, mais surtout l'Afrique francophone--pour les peuples, il aurait mieux valu que l'Afrique ne fût pas déclarée décolonisée ou proclamée indépendante. Nous disons bien « déclarée » et « proclamée » parce que, dans les faits, même les aveugles voient que l'Afrique n'est pas décolonisée--ni dans sa mentalité, ni dans sa culture, ni dans ses institutions--et encore moins indépendante. Les sourds entendent les geignements d'un peuple dépossédé de lui-même, de son être et de son bien-être.
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Et le plus scandaleux dans tout ça c'est que, dans l'état actuel du transfert de légitimité, cette venimeuse engeance de singes destructeurs s’est érigée en caste intouchable, à l’impunité d’acier. Ils sont au-dessus de la loi ; ils sont la loi, et au fond, il s'agit d'une anarchie de fait, cachée sous les dehors de l'État de droit. Car même dans les tyrannies anciennes, il y a plus de culture et de pratique du droit que ce qui se passe dans les soi-disant états africains actuels. Adenifuja Bolaji |
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La fraude aux concours de la fonction publique agite l'opinion béninoise depuis plusieurs semaines. Elle constitue une source de déstabilisation à la cohésion nationale et ce en raison du double caractère délictuel de ces actes. |
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| La Théorie des Trois Docteurs Ou Comment fabrique-t-on un Président Béninois.
Par Binason Avèkes |
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Critique de la bonne volonté sociologique Depuis le 1er août 1960 jusqu’à nos jours, le Dahomey puis le Bénin a connu un nombre relativement élevé de Présidents. Avec des retours et des durées variables, 13 hommes ont présidé ou tenté de présider aux destinées du pays. Ce sont : Hubert MAGA, Sourou MIGAN APYTHY, Justin AHOMADEGBE, Christophe SOGLO, Tahirou CONGACOU, Iropa Maurice KOUANDETE, Alphonse ALLEY, Emile Derlin ZINSOU, Paul-Émile de SOUZA, Mathieu KEREKOU, Nicéphore SOGLO, Thomas Boni YAYI. De ce fourmillement d’hommes politiques au sommet de l’état, s’est dégagé peu à peu le type de Président politiquement agréable pour l’électeur béninois. Tributaire des valeurs élitistes enracinées dans l’imaginaire national, ce type traduit aussi la part fondamentale et active que prend dans la politique le facteur intellectuel. L’homme d’état politiquement rassurant pour le Béninois apparaît donc sous la figure du Docteur, qui n’est que l’un des déterminants de son type. C’est l’examen critique et analytique de ce type qui fait l’objet de la présente étude. I. Le Vrai Docteur A. Histoire et acteurs de la Présidence. Marquée pendant une première période par l’instabilité chronique, la Présidence béninoise a connu pendant douze ans des formes variées. Ainsi à sa naissance en tant que nation indépendante, le Dahomey a-t-il connu un régime démocratique de type présidentiel, avec un Président démocratiquement élu, un Vice-président nommé, face à une Assemblée nationale tout aussi démocratiquement élue. Mais ce bel édifice ne tardera pas à vaciller sous les coups de boutoirs des intrigues tribalistes, des logiques régionalistes et des ambitions personnelles, source de discorde dans une nation jeune qui n’avait pas reçu l’unité en héritage. Dans son noyau interne, la Présidence était exposée à de vives tensions personnelles et politiques. La Vice-présidence devint itinérante en 1963 avec la nomination de Sourou MIGAN APITHY dont le poste n’était pourtant pas déclaré vacant comme Ambassadeur du Dahomey en France. Cette mise à l’écart n’empêcha pas la présidence d’être exposée à de nouveaux soubresauts. La Présidence devint militaire pour la première fois avec l’accession au pouvoir du Chef d’Etat-major de l’Armée, le colonel Christophe Soglo. Mais cette présidence s’est voulue provisoire, et en 1964, fut remplacée par une Présidence à nouveau démocratique, en la personne de Monsieur APYTHY. Il y avait aussi un Vice-président en la personne de Monsieur Justin AHOMADEGBE, qui était aussi chef du gouvernement. Mais le 17 novembre 1965, par un coup de poker pseudo-populaire, et anticonstitutionnel, la présidence fut accaparée par le Vice-président, Monsieur Justin AHOMADEGBE. Cette saisie fit long feu. Sous la pression de l’Armée, le noyau présidentiel en conflit fut dynamité : Président et Vice-président durent rendre leur tablier, en une démission âprement négociée. La Présidence devint alors intérimaire le 29 novembre 1965 en la personne de M. Taïrou CONGACOU qui jusque-là était Président de l’Assemblée nationale. Mais le 22 décembre 1965, même et peut-être parce qu’intérimaire, la Présidence fut acculée à la démission par des forces politiques hostiles, manipulées dans l’ombre par des hommes obsédés d’exercer la fonction, et qui étaient prêts à tout pour atteindre leur but. Dans ces conditions, la Présidence devint militaire derechef, le 22 décembre 1965, sous la houlette bien pensante du Général Christophe |
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Mon Cher Pancrace,
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Sur sa photo, Me Lionel AGBO apparait calme, souriant, presque charmeur. Séducteur, il l’a certainement été, si on considère son métier, son parcours professionnel, politique et social. Avocat à la cour, il a été vocal et s’est illustré dans maints combats socioéconomiques comme en témoigne sa lutte pour les abonnés du GSM, etc. Par ailleurs, Lionel Agbo est candidat malheureux aux élections présidentielles et législatives de 2006 et 2011, respectivement. Bref l’homme a sans doute investi à fond, et pas forcément à fonds perdu tout son savoir-faire de rhéteur et de bretteur, ainsi que son talent d’avocat. Quand il a été appelé par Monsieur Yayi comme son porte-parole, c’est, on l’imagine, en reconnaissance de ce talent, de son bagou. Le Président voulait qu’il défende sa cause, vende sa soupe, la faire mieux aimer de ses compatriotes comme il a su le faire sur d’autre théâtres, à d’autres moments et niveaux de la vie sociale, politique et économique. Alors au vu du caractère impondérable et douteux de M. Yayi, on aurait pu penser que Me Lionel AGBO allait refuser l’offre. Mais s’il avait refusé saurions-nous même jamais qu’une telle proposition lui a été faite ? Car l’annonce publique de telles propositions est toujours consécutive aux accords entre les intéressés. Mais comme l’a rappelé un autre Ouidanier célèbre – O.B.Q. pour ne pas le nommer – Me Lionel Agbo n’est pas seulement Béninois mais un digne fils de Ouidah, et un fonnouvijiji. Or dans la langue fon, il y a un proverbe qui dit qu’on ne refuse pas l’appel, bien qu’on puisse refuser ce qui suit l’appel. Et de fait, l’exercice de sa fonction de porte-parole du Président Yayi a surpris plus d’un. Était-ce déjà une façon de refuser ce qui a suivi l’appel ? Les choses qu’il découvrait jour après jour dans l’entourage du Président, les pratiques et les excès dépassant l’entendement. Les Béninois s’attendaient à un exercice vocal, ponctué de plans média, d’interventions tous azimuts dans la presse écrite et surtout audiovisuelle, de la mise en jeu et en œuvre de son bagou, de son talent de rhéteur et de porte-parole, de la part de celui qui somme toute en était un maître par profession. En fin de compte, l’exercice fut des plus discrets possible. Me AGBO porta le silence plutôt que la parole. Et ce silence paraissait par moment criants. Que cachait-il au juste ? Nul ne le sait. Et le mystère plongeait les Béninois dans un océan de conjectures où certains buvaient la tasse tandis que d’autres se noyaient. Le silence devint institutionnel et, paradoxalement, finit par définir son passage à la Marina. Il dura tant et plus. Nul ne sut d’ailleurs quand exactement le président prit la décision de se séparer de son porte-silence, quand il se sépara de son porte-parole devenu le maître incontesté de la parole non-portée. A mon avis, mon cher Pancrace, il y avait déjà un acte de courage dans cette attitude de circonspection d’un observateur participant épris de justice et d’amour pour son pays, qui découvrait des choses qui lui en bouchaient un coin. Et alors qu’il était payé pour parler, c’est-à-dire, dire le contraire de ce qu’il voyait, transformer le plomb de la corruption et du régionalisme moyenâgeux en l’or du changement et de l’émergence, Me Lionel AGBO eut le courage de se taire. Silence éloquent et parlant d’un beau parleur. Était-ce pour ce premier acte de courage, refus de ce qui suit l’appel, qu’il fut remercié en catimini, presque clandestinement alors qu’il avait été nommé tambour battant ? Nul ne le saura jamais ! Puis vint l’heure du second acte de courage. Quand en citoyen libre, profitant de son droit à l’expression libre reconnu dans la Constitution, il dévoila succinctement quoique de façon elliptique voire métaphorique un pan de la déviance éthique et pratique dont il avait été témoin. Ce qui souleva l’ire du Président. C’était comme si, novice initié du kouvito, qui venait de « voir le awo », il était allé raconter sur la place publique et aux non-initiés, comment cela se passait au couvent, qui était derrière tel ou tel masque, de quelle chair et de quel sang étaient faits les os dansants… Mais la Présidence de la République dans un État de Droit est-elle un gbalè d’egungun ou de oro? Et ceux qui y ont fait leur entrée ont-ils fait vœu d’opacité ? Doivent-ils être traités comme des traitres lorsqu’au nom de l’intérêt général, ils exercent leur Devoir de Transparence ? Le troisième acte de courage de Me Lionel AGBO a été de ne pas accepter le verdict bidon d’une parodie de justice. Ce faisant, il nous a décillé les yeux. Quand Talon avait fui, il n’avait pas été jugé, et son acte était préventif et ne nous permettait pas de prendre conscience de notre situation éthique et morale. Comme l’a dit Jean Paul Sartre les Français n’étaient vraiment libres que sous l’occupation : un homme ne devient libre que quand il a été jugé. Libre en son for intérieur d’accepter le jugement d’une justice impartiale ou de ne pas accepter la parodie de procès d’une justice aux ordres. Or tout le monde sait qu’avec Yayi Boni, depuis 2006, tout est régi par l’ordre pervers d’une facticité parodique : la Cour Constitutionnelle est une parodie de Cour ; le Parlement est une Caisse de résonnance parodique ; les élections, notamment la dernière élection présidentielle, sont une parodie d’élection ; la HAAC avec sa hache de guerre de la pensée unique et du conditionnement pour le culte de la personnalité est une parodie d’instance de régulation. Et la Justice elle-même, entre incarcérations arbitraires et procès sans suite est une parodie de justice. Les Béninois peu à peu étaient en train d’accepter que leur vie soit régie par un système autocratique de parodie. Comme si cela était une fatalité synonyme de politique. Or, comme nous l’ont montré de grands Africains, comme Kwame Nkrumah, Nelson Mandela, et Thomas Sankara, la Politique est plus noble, plus libératrice, moins faite de médiocrité, de peur et de résignation. En refusant d’obéir à ce diktat, en ne se soumettant pas à l’oukase de la justice parodique à la solde du pouvoir, Me Lionel Agbo se fait l’avocat de notre conscience endormie et de notre liberté emberlificotée. Me Lionel Agbo nous apprend à dire non à la chloroformisation des esprits qui sévit au Bénin depuis 2006. De par sa formation et sa profession, l’homme est suffisamment averti du droit pour savoir le sens éthique et politique d’une décision de justice. Et en refusant la parodie de justice qui le condamne en toute innocence, c’est nos inhibitions qu’il bouscule ; c’est un signe d’appel à notre réveil qu’il nous fait. Et il le fait au prix de sacrifices personnels dont la lourdeur est incommensurable. En cela, Me Lionel AGBO mérite notre respect, notre soutien et notre admiration. Bien à toi, et que Dieu sauve le Bénin ! Binason Avèkes |
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| Béninoises, Béninois, Levons-nous Tous Pour Combattre le Terrorisme d’État du Pourvoir Dictatorial de Yayi Boni
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| De la Responsabilité Objective et Morale de Yayi Boni dans les Crimes Économiques et Politiques qui Secouent le Bénin.
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L’Éthique de Mitoyémè ou Pendant combien de temps l’Afrique Continuera de Jouer les Figurants sur la Scène du Monde
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| LE NOUVEL ORDRE NEOCOLONIAL BRUTAL ET SANGLANT QUI SEVIT EN AFRIQUE
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| LE NOUVEL ORDRE NEOCOLONIAL BRUTAL ET SANGLANT QUI SEVIT EN AFRIQUE
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Les récents évènements intervenus sur le continent africain ont éclairé d’un jour nouveau la situation que vivent ses peuples depuis des siècles. La colonisation des pays africains a fait suite à la barbarie de la traite négrière afin de maintenir dans la continuité le système économique qui a fait développer les industries des pays occidentaux pendant plusieurs siècles. En 1960, l’indépendance accordée à la plupart des pays africains francophones par le Général De Gaulle était assortie d’accords de coopération politique, économique et de défense militaire. La nomination d’un dictateur à la tête de chaque pays avec l’installation d’une base militaire française à proximité pour veiller aux intérêts de la puissance colonisatrice après son départ, ainsi que la monnaie Franc CFA propriété de la France, sont les moyens par lesquels les peuples sont maintenus dans la pauvreté et la misère malgré l’immensité de la richesse minière et agricole de ces pays. Sans compter l’obligation qui leur est faite de déposer plus des 50% de leur réserve d’argent dans le trésor français. Cf. « Le Franc CFA et l’Euro Contre l’Afrique » Editions Menaibuc. du professeur Nicolas Agbohou...
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Dits et non-dits d’un Discours
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Dans son discours sur l’intervention militaire au Mali, François Hollande, dit que la France répond à la demande d’aide d’un pays ami, le Mali, demande qui lui a été adressée par son homologue malien, etc… Même un Président de gauche normal qui avant d’accéder à la fonction avait la dent dure contre le paternalisme néocolonial des rapports de la France avec ses anciennes colonies, se voit aujourd’hui dans l’obligation de mettre ses pas dans ceux qui depuis des décennies ont tracé le sentier peu lumineux de l’intervention française en Afrique. On chercherait en vain l’équivalent de telles interventions du côté de Londres, bien que l’Angleterre, à l’instar de la France possède aussi d’anciennes colonies sur le continent. Aussi salutaire soit-elle, cette intervention française au Mali, comme celles du passé ailleurs sur le continent, a toujours une odeur de soufre qui la précède. Soit parce qu’on considère que les malheurs actuels du Mali résultent du vide créé par l’élimination léonine de Kadhafi, et l’appel d’air chaud qu’elle a induit dans la sous-région. Et on voit tout aussitôt que la France n’est pas toute blanche dans cette affaire, de même que son président, aussi normal soit-il. En effet, qui mieux que la France, son président d’alors et quelques intellectuels hystériques se sont faits les vedettes forcenées de cette géopolitique de l’élimination ? Mais l’absurdité de la position de François Hollande n’est pas seulement dans cet héritage qu’il assume au moins au nom de la continuité objective de l’État en tout État de droit et de cause. Mais elle est dans ce non-dit de la prise de responsabilité. Car avouer que l’on intervient au Mali parce que l’on comprend que ce qui s’y passe aujourd’hui est la conséquence d’actions préalables dans lesquelles la France a eu un rôle et non des moindres, c’est pointer du doigt la survivance de la logique néocoloniale incarnée par la Françafrique que renie François Hollande. |
Alors le langage devient le gage de la bonne foi idéologique et éthique. La rhétorique plus précisément qui brosse un tableau égalitariste des rapports d’amitié entre deux États amis et leurs chefs dont l’un demande amicalement de l’aide à l’autre. Une Françafrique horizontale et empathique se substituerait-elle à la Françafrique verticale prédatrice d’hier ? Quoi qu’il en soit, le mystère de l’équation françafricaine de François Hollande est tout entier dans cette rhétorique de l’égalité. Pourquoi la France est le seul pays à être sensible aux cris de détresse du Mali ? Parce qu’elle est généreuse ? Pourquoi la Russie ou l’Inde par exemple y sont au contraire si sourdes ? Il y a là des évidences qui en disent long sur la permanence d’une culture et d’une volonté. Des évidences que les dits ne disent pas, et que les non-dits disent haut et fort… Adenifuja Bolaji |
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Un voyageur amoureux de Cotonou qui décide de sillonner les rues de notre capitale économique à pied ou en vélo se prépare à bien des surprises. S’il n’a pas foulé le sol de la ville depuis un certain temps, il découvrira des choses nouvelles. Cela va de soi. D’un tempérament nostalgique, il regrettera certaines et mettra d’autres sur le compte du progrès. Mais au fur et à mesure qu’il avance au cœur de la ville, au milieu des taxis-moto, des engins à deux roues et autres voitures de fortune qui circulent en masse, il se rendra compte que la qualité de l’air qu’il respire laisse à désirer. Le signe de ce constat arrive brutalement au premier carrefour lorsque la masse des motos de toutes cylindrées attend le feu vert pour redémarrer. Des dizaines de pots d’échappement vrombissant déversent dans l’air des volutes d’une fumée âcre. Certains passagers tentent de retenir leur respiration, d’autres se couvrent le nez avec un mouchoir mais inutile de se voiler la face : la fumée qui incommode n’est qu’un échantillon de ce qui est dans l’air ambiant. Lorsque le feu passe au vert, on lit sur les visages un réel soulagement. C’est comme si la nuisance que l’on fuit avait sa source au carrefour. Or le mal est dans l’air. La concentration de gaz qu’on ne supporte pas au carrefour n’est que le signe éphémère de ce mal de l’air urbain que l’on ressent dès qu’on est à Cotonou. La mauvaise qualité de l’air représente un danger pour la santé des habitants et un énorme problème pour la nation tout entière. Les responsables de cet état de chose ce sont les voitures et surtout les engins à deux roues fortement représentés par les taxi-moto, dits Zémidjan. Le visiteur est frappé par leur ubiquité mais au-delà du nombre, il y a surtout ce qui a permis leur existence : l’essence frelatée, le fameux kpayo. Les Zémidjans sont en habit jaune. Il suffirait de revêtir de rouge les revendeurs de kpayo pour rendre visible la symbiose désastreuse du couple Zémidjan/Kpayo à l’origine du changement de la qualité de l’air à Cotonou. Alors on verrait à l’œil nu le jaune et le rouge du drapeau national, dans une entente funeste, se liguer contre le vert, couleur de la vie même. Mais comme c’est souvent le cas, l’imaginaire populaire a jeté son dévolu sur la cause immédiate, préférant laisser dans l’ombre tout le reste. Chacun s’entend à pointer un doigt accusateur sur le Zémidjan. Bien sur, le Zémidjan a sa part de responsabilité et non des moindres dans la pollution de l’air. Mais il y a quelque chose d’insidieux à en rester là. Dans un regard plus objectif, on pourrait mettre en relief la nébuleuse des acteurs qui gravitent autour de l’économie des moyens de transport à deux roues motorisés que sont : le vendeur de kpayo, le revendeur de motos, le trafiquant de pièces détachées, le mécanicien, l’agent véreux, l’usager, etc. Mais la diabolisation du Zémidjan est commode ; elle permet de ne pas ouvrir la boite de Pandore des causes sociales du mal. Or, loin d’être une génération spontanée, le Zémidjan est l’émanation de la société, il a une histoire, il est une histoire. Dans le sud du pays, le vélo a été un moyen de déplacement communal. Pratique, résistant, autonome et n’utilisant que l’énergie humaine, elle reste accessible au paysan. Toute personne ayant grandi à Porto-novo dans les années 60 a vu l’ancêtre du Zémidjan. A l’origine, existaient les taxis-kannan. De grandes bicyclettes de marque "Raleigh" affectées au transport des vendeuses d’Akassa et de leurs marchandises entre le marché d’Adjarra et la ville de Porto-Novo. Les conducteurs étaient de véritables athlètes ; fils du terroir, ils avaient une bonne connaissance de Porto-Novo et de ses environs. Avec le temps, ce moyen a conquis toute la ville : Akpassa, Houeyogbé, Vèkpa, Zèbou-aga, Kandévié, Adjina, etc. Et il n’était pas rare de voir le taxi-kannan dans les coins les plus reculés de l’agglomération de Porto-Novo. Il n’y avait pas que les vendeuses d’Akassa qui les sollicitaient. Bien que les usagers de ce moyen de déplacement et de trait fussent en majorité des femmes, tout le monde pouvait l’utiliser. Les facteurs déterminants de son utilité étaient son côté pratique, son adaptation aux sentiers tortueux des villages, aux rues boueuses et son bas prix. On peut alors se demander pourquoi le taxi-kannan n’a pas conquis Cotonou ? Et pourquoi est-il resté un phénomène typiquement portonovien ? Sans doute pour maintes raisons : par exemple le fait que les VON ensablées de Cotonou se prêtent moins à l’usage de la bicyclette ; le standing différent de la ville ; l’économie plus florissante de Cotonou aspirait à un niveau moins artisanal, etc. Les changements sociaux apparaissent dans des conditions objectives. Lorsque ces conditions sont réunies, le changement arrive. C’est ainsi qu’est né le taxi-moto, qui n’est qu’une évolution du l’antique taxi-kannan. A l’origine de cette évolution, il y a des causes morales, économiques et politiques. Dans les années 70, le régime marxiste au pouvoir a bénéficié d'une bonne conjoncture économique. Mais au début des années 80 cet équilibre s’est rompu et l’économie a commencé à battre sérieusement de l’aile. Porto-Novo, ville de sagesse mémorable, a flairé la crise et y a répondu de manière originale. Si l’économie s’était développée normalement, les taxi-ville n’auraient pas régressé dans la capitale au point que l’esprit de débrouille du Portonovien en vienne à lui substituer le système du taxi-moto. Aujourd’hui, allez dire à un habitant de Porto-Novo que la mauvaise qualité de l’air de Cotonou est née dans sa ville, il vous regardera d’un œil plutôt étonné. Moi même qui vous parle, je suis né à Porto-Novo et j’y ai grandi jusqu’à 20 ans ; mais je ne me retrouve pas dans cette manière d’associer les effets et la cause. Pourtant, il n’y a rien de plus vrai. Ancêtre du Zémidjan, le taxi-moto s’est répandu dans notre ville sans crier gare. De Ouando à Djassin, de Sème à Drègbé, de Katchi à Adjarra, il s’était imposé comme un compromis pratique entre le taxi-kannan qui tirait sa révérence, et les taxis devenus rares et chers. Entre le moment où le taxi-moto a constitué une curiosité bien portonovienne et le moment où, en 1986, à la faveur de la crise économique et de la hausse du prix de l’essence, le taxi-moto prend la direction de Cotonou pour s’y répandre comme une traînée de poudre, il s’est passé bien de choses. Franz Fanon disait : « chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir » En amont de cette vision missionnaire de l’action, il y a un impératif qu’on peut traduire comme suit : « chaque génération doit, dans une absolue clarté, regarder en face son devoir de survie, l’assumer ou mettre en péril sa descendance. » En 1988-89, le Bénin était dans un état de faillite bancaire et de banqueroute totale. Les trois banques du pays étaient K.O. La BCB avait perdu quarante-trois fois son capital ! La crise des finances publiques, déjà sensible depuis 1983, a atteint son point culminant fin 1988 avec l'accumulation des dettes intérieure et extérieure et la cessation de paiement de trésor public. Cette faillite paralyse l’activité économique dans son ensemble. L'accumulation des arriérés de salaire dans la fonction publique, le contrôle puis le gel des retraits bancaires portent à son comble la paralysie. Dans la mesure où la masse des fonctionnaires et la classe moyenne qui en sont les usagers n’ont plus de quoi se le payer, le taxi-ville est condamné au reflux et à l’extinction inéluctable. A l’évidence, avec une telle faillite, l’impératif du pacte social est trahi. C’est dans ce contexte d’anomie qu’est né le Zémidjan à Cotonou. Le slogan de l’époque « Compter d’abord sur nos propres forces » devient un mot d’ordre de sauve qui peut général. Face à l’incurie des pouvoirs publics, les individus l’ont compris comme une injonction à peine codée à se débrouiller eux-mêmes, à trouver solution à leurs problèmes. Et l’instinct d’imitation du Béninois aidant, le phénomène s’est diffusé de manière spontanée. à suivre Binason Avèkes. |
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Rédigé à 16:52 dans Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Une aubaine des tenants du pouvoir en Afrique, y compris et surtout dans le contexte de ce qu'on appelle démocratie --et le cas béninois actuel en est révélateur -- se trouve dans le rapport entre l'information et l’éveil de la conscience du peuple. Sur un sujet particulier ou en général l'opportunité de former son opinion et de s'informer à travers ce qui peut s'écrire, se révéler par écrit sur les affaires de la cité. |
nombre de ceux qui lisent et pour qui, au-delà des usages sociaux immédiats, la lecture est un apport d'enrichissement dynamique, de curiosité critique et analytique, ce nombre se compte sur les doigts d'une main. Cette réserve et cette limitation de l'aptitude lettrée peut s'expliquer en effet par l'origine étrangère d'une langue qui n'exprime rien à l'âme de l'africain. L'information pâtit de la schizophrénie linguistique et intellectuelle dans laquelle est enfermé le lettré africain, qui trouve dans la langue du colon un moyen immédiat d'exhibition de sa bonne volonté intellectuelle mais qui au-delà de ce vernis ostentatoire est vite lassé, et n'adhère pas au fond de son âme et au plus profond de sa libido sciendi. La sclérose de la libido sciendi, dans son rapport dynamique à la langue, son essoufflement, à travers l'usage de la langue étrangère est ce qui assure au pouvoir autocrate la quiétude de l'ignorance du plus grand nombre à l'ombre de laquelle il prospère politiquement et continue à dominer sans coup férir. On comprend alors aisément pourquoi par exemple au Bénin les pouvoirs successifs, y compris celui qui parle de changement ou de refondation, ne se hâtent pas de mettre en place une politique d’utilisation pratique de nos langues nationales ; pourquoi l’Internet est dans un piteux état, et l’indigence numérique proverbiale : car tout ce qui peut bénéficier à l’éveil de la conscience du peuple, constituer une alternative d’édification de sa conscience autonome est une source d’angoisse pour l’autocrate. Babatundé Arèmu |
Rédigé à 17:57 dans Essai | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Par Prof. Joseph John-Nambo
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Résumé
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Gabonais. Professeur d’histoire du droit et des institutions à la Faculté de droit de Libreville a enseigné l’histoire des droits africains au XXe siècle à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ses recherches actuelles portent sur la construction de l’État au Gabon. Parmi ses publications : – « Jalons pour une histoire de l’État au Gabon », Les Épisodiques, 8, 1997 ; – « Le contrat de vente immobilière entre citoyens français et indigènes en Afrique noire coloniale (Sénégal, Gabon, Cameroun) », Penant, 829, 1999 et 832, 2000 ; – « Religion et droit traditionnel africain », in É. et J. Le Roy (sous la dir.) Un passeur entre les mondes. Le livre des Anthropologues du Droit disciples et amis du Recteur Michel Alliot, Paris, Publications de la Sorbonne, 2000. * Université de Libreville, Faculté de Droit et des Sciences Économiques, BP 3886, Libreville, Gabon. <johnk@wanadoo.fr> |
Rédigé à 18:13 dans Cont-ext, Essai, Press Links | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Comme cela a été le cas tout au long de l’histoire invraisemblable de l’Afrique, C'est à ceux-là que M. Ouattara a fait appel pour arbitrer la dispute qui l’opposait à son frère. Et maintenant il occupe le fauteuil de la présidence de Côte d'Ivoire, lui qui aurait pu tout aussi bien présider le Burkina Faso ! A priori quelle honte historique constitue celui qui vend la maison pour acheter le champ ! Aminou Balogun |
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Éléments de l’Histoire Politique du Bénin
d’après une analyse de Pascal Fantondji
La politique, avons-nous dit, c’est du ping-pong par dessus les nuages ; en tout cas telle qu’elle se fait en Afrique soumise à la pression néocoloniale. Cela veut dire qu’elle est régie par les lois du théâtre d’ombre. Et les acteurs, qui s’étripent pour leurs intérêts personnels ou de clans, ne correspondent passouvent aux rapports d’opposition qu’ils affichent. De ce point de vue, il est difficile de savoir qui est qui en politique. En effet, d’une part le système des intérêts est en perpétuel mouvement, et d’autre part il est dans l’intérêt des acteurs de ne révéler ni leur vraie nature ni leurs intentions réelles. Il ne s’agit pas seulement du caractère de la démagogie, ou même de la tromperie inhérent à la culture politique même dans les plus grandes démocraties, caractère qui a contribué à déprécier le mot politique, au point qu’il soit souvent confondu avec "politicien". Au Bénin et plus généralement en Afrique francophone la situation est tout autre. Le basculement du destin politique de la condition d’entité dépendante à celle de nation dite indépendante relève d’une fabuleuse supercherie, tout entier régie par les lois du théâtre d’ombre. En fait, nous n’avons jamais été indépendants. Ni économiquement, ni symboliquement, ni culturellement encore moins politiquement. Et la France – pour citer cette nation européenne très acharnée dans sa volonté à nous tenir en laisse – n’a de cesse de tenir toutes les ficelles de la marionnette que nous sommes. Dès lors, la démagogie, la tromperie et le donné à croire ne sont pas des caractères de la politique en Afrique : ils en constituent la nature même. Le loup néocolonial ne cesse de hanter la bergerie des peuples Africains. Le vautour de la domination symbolique, culturelle, économique et politique française, plane dans le ciel sombre de la politique béninoise. Pour comprendre cette politique, il faut donc avoir présent à l’esprit la donnée du harcèlement néocolonial. Ce qui implique que nous autres Noirs nous n’avons pas le droit de vaquer à nos affaires sans que les Blancs aient à les régler dans leurs intérêts. La politique est fondée sur le principe implicite que tout ce qui se passe en Afrique doit être assujetti à la sauvegarde des intérêts des Blancs ( c’est sans doute ainsi qu’il faut comprendre le terme de “sale Blanc” utilisé par Robert Mugabe, le Président du Zimbabwe, que les Occidentaux, selon leur stigmatisation manichéenne, qualifient de dictateur – par opposition aux Gnassingbé, Houphouët Boigny et autres Bongo dont les Français, notamment s’honorent d’être les répondants en Afrique noire. Or au Bénin, si le néocolonialisme français est en toile de fond de la politique, l’autre personnage incontournable par la durée et l’influence est Mathieu Kérékou, un homme qu’on ne présente plus. Pour ne prendre que la situation politique actuelle qui s’articule autour de l’idée du changement, on peut dire que le changement en 2006, a été nécessité pour mettre fin au long règne criminel de ce dictateur, kleptocrate qui a su se mouler dans le jeu démocratique pour mieux ruiner le pays, sa morale et son économie. L'histoire retiendra les crimes ( de sang et économiques) de cet homme obscur dont l'innocence mythique est inversement proportionnelle au désordre moral, au culte insidieux de la personnalité et à l’étendue des réseaux mafieux. Or, pour se faire une idée de ce qui se passe sur le théâtre d’ombre de la politique béninoise, certes il faut comprendre le rôle capital de l’emprise néocoloniale, qui est le milieu ambiant initial, mais il faut aussi retenir et prendre conscience de la centralité diabolique du personnage de Mathieu Kérékou. Et ce à travers l’histoire politique de notre pays depuis ce qu’on a appelé son indépendance. C’est cette mise en lumière nécessaire du personnage de Kérékou qu’ a essayé de faire Monsieur Pascal Fantondji, 1er Secrétaire du PCB. Dans son “ ADRESSE AUX RESPONSABLES D’ORGANISATIONS PATRIOTIQUES ET AUX PATRIOTES”, le dirigeant politique qui n’a pas sa langue dans sa poche a brossé à grands traits l’œuvre au noir de Monsieur Kérékou. Il a mis en lumière les faits et les agissements que les hagiographes et autres thuriféraires mettent cyniquement dans l’ombre pour propager le mythe contre-nature d’un Kérékou bâtisseur de nation, et homme d’équité ou de probité. Bien sûr, par certains côtés ce portrait sent le vitriol, et nous ne parions pas sur l’objectivité idéologique ou politique de son auteur. Mieux encore nous pensons que pour mieux rendre raison de ce discours, il faut tenir compte de l’histoire des rapports conflictuels du sujet et de son objet. Pour autant, ce discours qui participe d’une saine déconstruction du mythe de Kérékou à un moment où se joue sur la scène politique un retournement paradoxal qui met le changement en porte à faux, ce discours sans concession mérite d’être porté, entendu et compris à sa juste valeur. C’est pour cela que Babilown, en a extrait 20 éléments qui méritent le détour. Binason Avèkes
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Rédigé à 22:17 dans Essai, histo, Memory | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Jours se sont écoulés depuis le holdup odieux perpétré par la bande des pilleurs diri gée par Yayi, valet-zombie de la Françafrique en terre du Bénin |
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